
Alys Robi me crie à pleine tête..."Brésil, je reviendrai, Brésiiiiiiiiiilllllll! Je t'aime ouiiiiiiiiiii!!!!!!" De retour sur le sol québécois depuis 48h, j'arrive à peine à assimiler que cet épisode brésilien est terminé. À l'image du rythme global de mon séjour, les dernières semaines se sont précipitées sans que j'ai une minute pour réfléchir à ce m'arrivait. Ce séjour purificateur à Salvador da Bahia a donné les fruits escomptés. Quel bonheur de ronronner sur la joue de ma Maria Isabel et d'observer ses progrès après presque 3 ans de technique Silvestre intensive. Mon seul regret, c'était de devoir quitter le Brésil le jour de la São João (St-

Jean) alors que tout l'État de Bahia est en fête, mais ce fut finalement une excellente issue des choses. J'ai passé ma dernière nuit à danser le
forró (malgré son nom qui est un dérivé de "for all", cette danse typique de la São João n'est pas en fait pour tout le monde, comme l'incapacité de mon père à garder le rythme l'a prouvé) et à boire de la liqueur délicieuse de
jenipapo. J'ai dansé jusqu'à ce que l'accordéoniste ait la tremblotte et finisse par dire bonsoir à 4h du mat.
La tremblotte, moi aussi je l'avais dans les jambes. J'arrivais quelques heures plus tôt avec

mon père d'une expédition dans le parc national Chapada Diamantina. 5 jours d'air pur, de bains dans les cascades d'eau glacée, d'escalade de montagnes, de fleurs rares et de nourriture délicieuse. Logés chez des habitants, nous savourions notre café fraîchement cueilli et torréfié sur le feu, notre jus d'oranges cueillies dans le jardin le matin même, le pain sorti directement du four à bois... Bref, un délice pour 2 gourmands comme nous. L'effort physique n'était pas négligeable non plus, mais mon vieux a su relevé le défi.
Pour ma part, les plus gros défis sont encore à

venir, c'est-à-dire l'écriture de mon essai de stage pour lequel j'ai définitivement trop de matière et la mise en oeuvre de ce beau projet Amazonie 2008. Chose certaine, pas de vacances cette année. Ou plutôt, je n'ai pas envie de vacances si mon quotidien demeure aussi...intense. Des nouvelles de Navegar Amazonia ce matin m'informe que leur connection internet amazonienne est passée de 256 Kbps à 1 Mbps, ce qui va faciliter la diffusion de nos futures vidéoconférences quotidienne au Biodôme. Ouais! Du côté d'EcoMaris, le financement semble se concrétiser et nos autres partenaires continuent à alimenter leur part dans

le projet. Bref, le partenariat, ça veut aussi dire que les choses continuent à avancer pendant que tu joues de l'accordéon et te bourres dans le croutillant à la rhubarbe de ta mère tout en classant tes photos. Je ne suis pas certaine d'inclure cette dernière conclusion dans mon essai. Par contre, je vais y insérer cette vidéo d'entrevue avec Geneviève Laurin d'EcoMaris (turlututu!) qui résume le processus de création du partenariat avec Navegar Amazonia (en portugais, pois não) :
http://www.navegaramazonia.org.br/2007/06/11/jovens-canadenses-vem-realizar-expedicao-no-navegar-amazonia/pt/

Le contenu de cette vidéo est la recette universelle du succès d'un partenariat au Brésil : amène ton partenaire surfer pour une semaine sur la Pororoca, fais-lui des nouilles japonaises gelées ou amène-la manger de la pizza de jambu, baigne-la dans des igarapés et promène-la dans la forêt amazonienne. C'est simple. Ceux qui l'ont compris et à qui je dis un
obrigadão :
Miguel Chikaoka et Patricia Costa du projet
Olhos d'agua de la
Fotoativa, João et Guilherme de
Peabirú, Alexandre et tout le groupe
ICA, Beto, Gavin et Otizete de
Navegar Amazônia et tous les autres qui ont fait en sorte que cette expérience humaine et professionnelle

a été aussi précieuse.
Valeu.