latine m'a séduite à tous les niveaux : gastronomie aux influences italiennes et sa viande savoureuse (oui, oui, j'ai bien dit savoureuse...ce fut une grande réconciliation), le côté relax des latinos, le raffinement européen, la belle gueule des Argentins et surtout, leur étonnante galanterie qui m'a d'abord déconcertée avant de trouver ces petites attentions respectueuses plutôt agréables (surtout que j'arrive tout droit du pays de la non subtilité). C'est un art argentin d'allier la modernité aux traditions machistes.
J'ai profité de mes quelques journées pour faire vendredi 20 avril 2007
ARGENTINE. Te quiero sur...
latine m'a séduite à tous les niveaux : gastronomie aux influences italiennes et sa viande savoureuse (oui, oui, j'ai bien dit savoureuse...ce fut une grande réconciliation), le côté relax des latinos, le raffinement européen, la belle gueule des Argentins et surtout, leur étonnante galanterie qui m'a d'abord déconcertée avant de trouver ces petites attentions respectueuses plutôt agréables (surtout que j'arrive tout droit du pays de la non subtilité). C'est un art argentin d'allier la modernité aux traditions machistes.
J'ai profité de mes quelques journées pour faire lundi 2 avril 2007
1h de bus+1h de bateau+1h de tracteur = PARADIS
J'ai passé la soirée à discuter avec Adriana, la proprio du pousada (petite auberge), qui est également à la tête du Mouvement des femmes des îles périurbaines de Belém. Cette organisation gère plusieurs projets de développement social et économique des communautés insulaires. Je n'ai pas pu m'empêcher de discuter avec elle des possibilités d'intégrer un de leurs projets aux activités d'Ecomaris au Brésil... Puis la pleine lune s'est levée et m'a inspiré un bain de minuit délicieux, irréelle pureté du paysage. Photos non disponibles.
Le lendemain, j'ai rencontré un jeune homme de l'endroit qui m'a offert de l'accompagner pour une ballade en forêt... à vélo! Il faut imaginer : une forêt tropicale, des vélos de ville aux freins douteux, un petit sentier entrecoupés de trous de vase et de rivières... Le tout, en gougounes Havaianas. Une aventure incroyable. J'ai même eu la chance (ou la malchance) de croiser un jacaré, c'est-à-dire un crocodile! Il faut dire qu'il était minuscule, mais j'ai pensé que sa mère n'était peut-être pas très loin, alors je me suis sortie les orteils de l'eau assez vite merci.
Comme Cotijuba est une île fleuviale, la marée envahit la végétation riveraine sur plusieurs mètres et les pluies abondantes gonflent les igarapés (ces petites rivières typiques de l'Amazonie telle que celle sur la vidéo). Ces phénomènes donnent naissance à des arbres aux racines courageuses qui s'adaptent aux caprices de la lune et qui arrivent à se garder au sec grâce à leurs grandes pattes. Mon nouvel ami et moi continuons la ballade jusqu'à chez sa grand-mère qui possède un arbre de jambu!!! Ouais! On s'est empiffré pour reprendre des forces, puis on a coupé vers la plage où la marée haute nous a forcé à traversé des embouchures d'igarapés, l'eau jusqu'à la taille et les vélos au bout des bras. Inutile de dire que la dengue n'est plus qu'un lointain et étrange souvenir.
Voilà, j'espère avoir donné un peu de verdure et de chaleur humide à mes Québécoises et Québécois qui attendent toujours les bourgeons sous un gouvernement libéral...
samedi 24 mars 2007
BRASIL. Je suis dengue!!!
mardi 13 mars 2007
BRASIL. La Bush des femmes
8 mars. Journée internationale de la femme et journée de visite de Bush au Brésil. En marchant avec empressement pour arrivée avec un retard brésiliennement raisonnable à ma réunion, je constate que l'artère principale est bloquée par une manifestation. Il s'agit de l'accueil réservé à Bush dont j'ignorais la venue jusqu'alors. Attiré par l'odeur de canne à sucre de l'éthanol brésilien (en fait, seulement par sa technologie de fabrication parce que la production brésilienne est stoppée par des barrières tarifaires exubérantes), Bush a fait sa petite tournée de moins de 24h pour tenter de convaincre Lula de partager ce savoir précieux avec ses voisins de l'Amérique centrale afin que les É-U puissent s'en procurer à moindre coût. À en croire le visage du président brésilien à la une des journaux, serrant timidement la main de l'autre avec un sourire on ne peut plus forcé, je me demande si le détour a valu la peine.
Le fruit du jour : le jambu (à ne pas confondre avec le jambú, ce cresson engourdissant..), à la texture de coton à l'intérieur, mais au goût délicieusement rafraîchissant.
Moi, je continue mon chemin vers une rencontre qui a été des plus productives avec Peabirú, l'organisation qui monte le projet à Curuça et qui risque de devenir un futur partenaire d'Ecomaris dans ses projets écotouristiques. Le soir venu, je suis invitée au Teatro da Paz, le plus vieux théâtre de Belém qui date de la belle époque du caoutchou de l'Amazonie (fin du 19e-début du 20e). On peut constater en voyant l'architecture du théâtre et son intérieur luxueusement décadent qu'à ce moment-là, Belém était
LA destination la plus hot. Tous les grands artistes européens venaient y exposer, accompagnés de l'élite parisienne et d'autres richissimes personnages. Pour ma part, c'était un spectacle de 4 chanteuses de la région qui m'y amenait, unies malgré leurs styles extrêmement différents pour célébrer la féminitude à travers des sambas sur le thème du jour : les femmes. Intéressant, même si je n'ai reconnu qu'une seule chanson parmi toutes : "Alguiem me avisou pra pisar nesse chão devagarinho..." ("Quelqu'un m'a avisé de "piler" sur ce plancher tout doucement"... on se comprend j'espère?)
Sinon, j'ai passé mon dimanche miraculeusement ensoleillé à réparer un vieux vélo (mauve!) qui trainait dans la cour arrière. Ah! J'étais si heureuse d'ENFIN pouvoir enfourcher une bicyclette, sentir le vent dans mes cheveux et découvrir un peu mieux la ville grâce à mes deux vieilles nouvelles roues. Après être allée gonfler les pneus et m'être presque tuée (le garde-boue est allé se coincer dans ma roue arrière alors que je pédalais...ok, j'ai d'autres talents que celui de réparer des machines roulantes), je me suis aperçue que le vélo était vraiment devenu impraticable à cause de ma roue maintenant toute tordue. Alors que je sacrais sur le bord de la route, un vieux cycliste s'arrête et m'offre son aide. Il me donne rendez-vous à un bar tout près et me demande de l'attendre pendant qu'il va chercher les clés nécessaires à la réparation. Hummm... Après avoir "jasé avec mon instinct", je suis allée l'attendre au bar de mon voisinage. Il me revient tout content de voir que je suis là et se produit alors une mobilisation du bar autour de la carcasse, chacun offrant ses conseils avec quelques bières dans le nez. On a réussi à faire tenir le tout à coup de petits bouts de fil de fer par-ci par-là et me voilà repartie en laissant derrière moi un groupe de buveurs du dimanche qui me saluent de la main, presque émus de voir leur grande fille partir sans ses roulettes arrières...
Le fruit du jour : le jambu (à ne pas confondre avec le jambú, ce cresson engourdissant..), à la texture de coton à l'intérieur, mais au goût délicieusement rafraîchissant.Demain, pour mon anniversaire, on cuisine un gros poisson qu'on aura laissé mariner toute la journée dans une mixture de fruits tropicaux et d'épices. Je me charge de la gazpacho et du gâteau dont la saveur reste à déterminer cette nuit...
mardi 6 mars 2007
BRASIL.Tango brasileiro
Retour au labeur et au rythme de la création partenariale. Je suis déménagée dans une grande maison rouge que je partage avec 7 personnes et 4 chats. Je m'y sens comme un piranha dans l'eau avec notre belle terrasse, notre grand jardin (admirer nos plantes sur les petites photos) et toute cette belle compagnie. Le principe de la maison est simple : nous devons former une famille avec tout ce que cela implique, c'est-à-dire les repas collectif dans le possible, les bonjours le matin, les bisous de bonne nuit, la présentation des amis (même éphémères)... etc. Bref, ça fait du bien de se sentir à nouveau dans une petite communauté temporaire.
Le seul hic : les moustiques transmetteurs de la fièvre dengue ont également senti la bonne énergie de la place et traînent constamment sur notre terrasse. Résultat : Yan est contaminé depuis la semaine dernière et à le voir marcher comme un zombi les yeux en sang, je me croise les orteils pour ne pas être la prochaine cible de la maison. On ne rit pas, la dengue hémorragique peut être mortelle. Sinon, c'est la joie. Chacun travaille de son côté (plusieurs rédigent également leur thèse de maîtrise ou de doc) et se mêlent subtilement des affaires des autres... Justement, alors que je faisais ma coupe hebdomadaire dans le jardin, on a comploté pour me croquer en photo à mon insu. J'ai aimé la redondance du thème...
Par ailleurs, le partenariat entre Ecomaris et Fotoativa fait son chemin et semble enfin se concrétiser autour d'un projet à Curuça, un village insulaire devenue tout récemment une réserve écologique pour la richesse de ses mangroves, une végétation essentielle à l'équilibre des écosystèmes. Tout comme les pêcheurs du Marché Ver-O-Peso, les habitants de Curuça se voient obligés de réorienter leurs activités économiques, si ce n'est pas carrément
bien cette idée de complémentarité dans les démarches parce que franchement, on a tendance à monopoliser les ressources pour les besoins matériels et les infrastructures alors que l'intégration des valeurs écologiques par la connaissance et l'appropriation de son environnement est fondamentale dans ce processus. Je rencontre donc des responsables du projet demain et je compte bien me rendre à Curuça au cours du mois de mars pour sentir un peu le pouls de l'endroit pour concevoir de quelle manière les groupes de jeunes d'Ecomaris pourront participer à ce mouvement de rénovation dans un esprit d'interaction avec les jeunes de Curuça. Ça promet, c'est mon petit doigt qui me le dit.
Autre petit voyage prévu à la mi-avril : l'Argentine!!! Eh oui, j'ai acheté mon billet d'avion hier à destination de Buenos Aires où se tiendront les Premières Journées Internationales Eau et
Jeunesse, un événement d'envergure qui "réunit des jeunes leaders des quatre coins de la planète qui entreprennent des projets reliés à la question de l’eau, que ce soit pour garantir le droit à l’accès à l’eau potable, promouvoir une gestion intégrée des bassins, transmettre une nouvelle culture de l’eau." Tiens, tiens, tiens... C'est incroyable à quel point les trucs se bousculent pour arriver juste au bon moment. J'y rencontrerai d'ailleurs une représentante du Secrétariat international de l'eau qui serait possiblement intéressé à notre projet Olhos d'Agua. Et bien sûr, c'est vraiment une joie intense de me rendre en Argentine le temps de 7 nuit de tango. Pour en savoir plus sur l'événement : www.waterandyouth.org
jeudi 1 mars 2007
BRASIL.Carnaval 101
empêchée de me retrouver seule au beau milieu du Sertão (l’intérieur désertique de la région du Nordeste brésilien) alors que l’autobus est parti sans moi (évidemment !) après une pause toilette. Tout l’autobus s’est mobilisé pour que le chauffeur rebrousse chemin et j’ai eu le droit à un accueil triomphal à mon entrée dans l’autobus, une sérénade en l'honneur d'une genevièverie évitée de justesse. Je me suis sentie tellement appréciée tout d'un coup. Bordellement soulagée surtout. J’imaginais déjà ma vie à cultiver les terres arides du village où je me trouvais prisonnière, marier le plus beau gars du coin et faire 9 enfants.
Dans le contexte Recife et Olinda, les copines et moi avons donc adapté notre accoutrement selon le degré d'intensité projeté de la folia : sur les photos, on voit la version soirée tranquille et la version "noite de locura"...
Malheureusement, la fête à son apogée s'est terminée pour moi lorsqu'une grosse grippe m'a fixée au hamac pour quelques jours. Eh bien, ma fièvre m'a quand même amené son lot de délires hallucinatoires alors que les copains se préparaient à sortir...
Pour conclure l'aventure carnavalesque et reprendre des forces, on opte pour une sortie sur le littoral sud loin de la ville. D'ailleurs, c'était assez symbolique comme expérience. 7 ans après avoir foulé cette plage lors de notre périple de 350 km à marche sur le littoral brésilien de Recife à Maceio, Maria et moi nous retrouvions ensemble sur ce même morceau de sable... Seulement, au lieu de la solitude zen d'autrefois, on se trouvait avec uma galera totalmente doida (traduction: une gang de malade) qui surfait et se jetait dans des vagues dangereusement énormes. Je m'y suis
risquée, moi-même, mais je dois dire que j'ai compris le principe de la noyade.
Affamés le soir venu, nous sommes invités chez Zé qui insiste pour nous faire griller sur la braise un poisson appelé Xereu . Impossible de refuser quoi que ce soit à cet hyperactif qui a même grimper l'arbre de sa cour pour nous décroché quelques cocos à boire pour la route de retour. Ce petit vidéo démontre quand même que les normes d'hygiène sont relatives (personne n'a été malade).
En attendant le poisson, un petit jam pernambucano s'imposait...
Bon voilà, j'ai essayé d'être concise malgré la présentation chaotique (à l'image de mon séjour), mais vraiment, je suis en état de retenue pour ne pas faire ma touriste cassante qui étale toute ses photos et son blabla. Tout ce que je peux ajouter, c'est que j'ai eu ma première poussée de dents de sagesse en plein carnaval... Serait-ce l'influence des longues conversations avec mes deux soul sisters ou plutôt le signal que, cumulant l'Espagne et le Brésil trois fois, j'en arrive à un certain degré de maturité dans mes états festifs? Méditation...
mercredi 7 février 2007
BRASIL. Flamenco brasileiro
La notion de pollution par le bruit n'existe pas au Brésil, pour le meilleur et pour le pire. Le pire : ces fameux "aparelhagens" (des systèmes de son ultra puissant et très à la mode ici) que l'on place dans le coffre-arrière de sa bagnole (le concept : on stationne son char n'importe où, on ouvre le coffre, on blast la chanson populaire de la saison en mode répétition, on ouvre la bière, et le party est pogné.) Le meilleur : du flamenco à toute heure du jour et de la nuit (sans aucune vergogne) dans le local de Fotoativa, cette maison coloniale où l'écho est hallucinant. Il se forme alors à la porte un petit attroupement d'enfants (et de grands enfants) qui écoutent et se demandent quelle pourrait bien être cette percussion étrange. Un jour, je me vêtirai d'une jolie robe et je laisserai la porte grande ouverte... Cet après-midi, seule, j'ai enfilé mes souliers. La lumière du soleil, si précieuse en cet hiver pluvial, convergeait sur ce point précis du sol. Ça m'a inspiré quelques pas...
Lorsque je passe devant cette maison qui se trouve sur mon itinéraire quotidien entre ma maison et Fotoativa, je m'arrête toujours pour contempler son balcon en mosaïque, son jardin au plantes bourgognes et la mulher de sa façade (sur la photo). Quel contraste avec l'énergie de cette rue où hier encore, on a attaqué un commerçant à 18h30, soit 20 min avant mon passage. Résultat : 3 balles dans le corps. Il n'est pas mort (selon l'épicier qui me racontait l'épisode).
Lorsque je passe devant cette maison qui se trouve sur mon itinéraire quotidien entre ma maison et Fotoativa, je m'arrête toujours pour contempler son balcon en mosaïque, son jardin au plantes bourgognes et la mulher de sa façade (sur la photo). Quel contraste avec l'énergie de cette rue où hier encore, on a attaqué un commerçant à 18h30, soit 20 min avant mon passage. Résultat : 3 balles dans le corps. Il n'est pas mort (selon l'épicier qui me racontait l'épisode). Plus que 3 jours avant le grand départ pour le Carnaval. 324 chansons dans mon lecteur MP3 pour 36 heures d'autobus...presque dix chansons à l'heure, ça devrait faire l'affaire. Un temps d'arrêt national, mais aussi très personnel. Il me permettra d'intérioriser ce premier mois d'intensité en canne, à tout les égards. La création d'un partenariat au Brésil est, je crois, extrêmement dense sur le plan humain. Tout est extraordinairement subtil ou "in your face", sans ou trop de détours. Mon instinct fait du temps supplémentaire. Les méthodologies de bouquins valent ce qu'elles valent dans un contexte où l'interculturalité domine tous les champs. Bref, le bilan jusqu'ici : beaucoup de discussions (philosophiques), énormément de questions (sans réponses), plusieurs tentatives d'éclaircissements (sans succès). Mais aussi : des rencontres extrêmement inspirantes, une organisation qui bourgeonne de projets et qui veut s'ouvrir sur le monde. Au niveau des principes, des valeurs et de la nature des projets, Fotoativa et Ecomaris sont des jumeaux fraternels égarés à la naissance. Reste à voir comment on va arranger les grandes retrouvailles. On est dans un dynamisme à l'état pur et il faut juste savoir danser sur la musique du moment. Deux semaines de samba, de frevo et de maracatú devraient faire l'affaire pour définitivement me régler au rythme brésilien.

Justement, l'homme que l'on voit allongé sur le banc, c'est le chauffeur d'autobus qui, probablement assomé par sa feijoada du midi(plat national du Brésil qui consiste en un lourd ragoût de fèves noires), a décidé de s'arrêter pour faire une petite sieste, question de bien digérer. Juste comme ça. Ici, il faut aussi savoir MARCHER sur la musique...
Petite relâche "blogale" pendant le Carnaval, étant évidement sans mes bidules électroniques pour cette période...sauf l'appareil photo, bien sûr (s'il résiste à l'attrait des mauvais oeils). En espérant croquer de jolies photos pas trop compromettantes pour pouvoir les partager à mon retour. ;-P
mardi 6 février 2007
BRASIL. Est-ce que les cheveux peuvent moisir?
On vient d'annoncer que la quantité de pluie tombée à Belém au cours de cette première semaine de février totalise la moyenne mensuelle habituelle. Les orages perpétuels des 3 derniers jours commençaient à transformer mes déplacements en douches inévitables et comme le concept sec-mouillé n'a définitivement pas été inventé ici, la "sequitude" devient un bien précieux...j'ai investi dans un parapluie, finalement. Cette pluie a toutefois pour effet néfaste de créer des bassins d'eaux stagnantes, nids de ces moustiques porteurs de la fièvre dengue, une véritable épidémie ici actuellement. Un aperçu d'une cour d'école inondée, comme plusieurs rues d'ailleurs.
En ce moment, c'est aussi l'époque de reproduction d'un type de coléoptère gros comme un petit rat. Petit "animal" nocturne, la maison s'en rempli une fois le soleil tombé. Lorsqu'ils se promènent dans la cuisine, leurs petites pattes frappent sur la céramiques, de petits tic-tic-tic-tic saccadés, ces bestioles étant de grands nerveux (plutôt difficiles à photographier). Disons que je bois moins d'eau la nuit de peur d'en écraser un pieds nus lors de mes expéditions à tâtons vers la salle de bain, leur coin préféré.
J'ai essayer en vain de trouver un remède pour repousser tout envahisseur indésirable (y compris ceux d'espèce humaine), mais cette herboriste du Marché Ver-O-Peso n'a pu que m'offrir des herbes et des concoctions pour attirer les hommes ou les faire tomber amoureux...comme si les Brésiliens avaient besoin de ça! Bref, j'ai quand même acheté une méchante réserve de poudre de Guaraná (ce fruit tropical, très prisé par les indigènes pour ses effets énergisant) et des parfums naturels au patchouli et au cheiro do Pará, mais je n'ai pas pu résister à la concoction "abre caminos" ("ouvre les chemins")... À voir, à voir...
Et question de taquiner la simultanéité, voici des photos prises il y a deux heures à peine au local de Fotoativa, alors que j'assistais à un atelier de photographie que Miguel donnait ce soir. Intégré au projet Olhos d'Agua (mais qu'est-ce qui n'en fait pas partie?), ce cours de 3 mois à pour objectif ultime de transformer et d'approfondir la relation du photographe avec la lumière, la machine et l'objet photographié. Développer l'instinct de l'instant.
jeudi 1 février 2007
BRASIL. Tout court
Hier soir, pleine lune. Nuit de la Santa das Candeias (Sainte des chandelles) où les habitants de Belém allument une chandelle au bord de leur fenêtre. On m'a amené chez le fameux Gilton. Une fois passée la porte anonyme du petit quartier résidentiel, on entre dans un bar ouvert du vendredi au dimanche uniquement, car en fait, nous sommes carrément dans la maison du Gilton. Ambience famiale, éclairage aux néons, des enfants qui courent partout, des musiciens qui se relaient constamment sur la scène. On y joue le fameux chorinho (cho-ri-gno), une samba dite "plus élaborée", accompagnée de flûte et caractérisée par ses accélérations et ralentissements soudains. Hyper populaire ici. Voici un petit extrait, s'il est possible d'y entendre quelque chose...
On est en plein Festival du cinéma brésilien à Belém, et il y a des projections de court métrage qui durent toute la nuit!!! Alors en sortant de chez Gilton, on fait la tournée jusqu'à 5h du matin. Plus la nuit avance, plus les court métrages hors concours sont de nature à controverse, pour toutes sortes de raisons...
Aujourd'hui samedi, lendemain de nuit blanche, jour de coupe de cheveux dans le jardin sous la pluie et jour de repos bien mérité après une semaine qui commence à ressembler à du travail.
mercredi 31 janvier 2007
BRASIL. Attends un peu avant d'me dire que tu voudrais des...
Réveil après une longue nuit fiévreuse... En prenant le thé toute étourdie dans la cour au matin, je trouve cette maman puceron qui non seulement protegeait son petit puceroneau, mais qui surveillait aussi attentivement ses oeufs. J'avais presque envie de me réfugier sous son petit ventre rigide...
Le Brésil est plein de bébés, partout. De femmes enceintes aussi, mais il faut dire que ce n'est pas encore la saison...plus que 2 semaines avant le Carnaval et le babyboom annuel reprendra...Et moi, ça y est, je pars le 12 février vers le sud rencontrer Maria Isabel, Lang et autres malocas à Olinda pour le Carnaval. J'ai mon billet...d'autobus! L'avion étant inabordable durant cette période, 36 heures de bus seront donc nécessaires pour me rendre, mais il n'y a aucun doute que ça en vaut mille fois la peine. Et comme on parle quand même de 72 heures aller-retour, j'ai décidé d'étendre un peu mon séjour, question de retrouver les amis perdus il y a plus de 6 ans et de bien profiter du VRAI été brésilien là au Nordeste. Quelques jours de plage post-carnaval seront effectivement nécessaires afin de réapprendre à dormir.
samedi 27 janvier 2007
BRASIL. Jenny en peinture?
S'abonner à :
Messages (Atom)

